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20e anniversaire de la MOT Mission Opérationnelle Transfrontalière

©MOT Mission Opérationnelle Transfrontalière
©MOT Mission Opérationnelle Transfrontalière
Place No 80, Salle du Comité des Régions ©Marcel Schiess
Place No 80, Salle du Comité des Régions ©Marcel Schiess
20 ans de la MOT, au coeur des débats ©Marcel Schiess
20 ans de la MOT, au coeur des débats ©Marcel Schiess
Bruxelles, vue extérieure depuis le Comité des Régions de l'UE ©Marcel Schiess
Bruxelles, vue extérieure depuis le Comité des Régions de l'UE ©Marcel Schiess
Bruxelles, le Parlement européen ©Marcel Schiess
Bruxelles, le Parlement européen ©Marcel Schiess

Conférence « Construire les territoires transfrontaliers : l’Europe pour les citoyens »

Plus de 230 participants se sont réunis à Bruxelles les 30 novembre et 1er décembre 2017 pour la conférence européenne organisée à l’occasion des 20 ans de la MOT sur le thème « Construire les territoires transfrontaliers : l’Europe pour les citoyens », accueillie par le Comité européen des Régions.

Cet évènement a permis la présentation de projets concrets, de nombreux échanges sur 20 ans de coopération transfrontalière en Europe et sur les perspectives offertes par l’après 2020.

Le Forum Transfrontalier Arc jurassien était représenté par son Président Alexandre Moine et son vice-président Marcel Schiess.


 

L’ARC JURASSIEN FRANCO-SUISSE PEUT JOUER DANS LA COUR DES GRANDS

©MOT Mission Opérationnelle Transfrontalière

©MOT Mission Opérationnelle Transfrontalière

En préambule de la session des 20 ans de la MOT Mission Opérationnelle Transfrontalière, qui s’est tenue les 30 novembre et 1er décembre 2017 à Bruxelles, Anne Sander, députée européenne, rappelle qu’ils sont 2 millions de travailleurs frontaliers en Europe, et que les régions frontalières éprouvent plus de difficultés que les autres régions. Si tous les obstacles institutionnels étaient levés, leur PIB croîtrait de 2%. Mais l’Europe traverse une crise qui accroît les difficultés, notamment à l’échelle de ses citoyens. Et ceux-là qui vivent la frontière semblent peu mesurer les difficultés des montages qui leurs permettent le déroulement de leur vie transfrontalière comme le rappelle Olivier Denert, Secrétaire général de la MOT. Des questions se posent, alors qu’on remarque que beaucoup de projets Interreg s’essoufflent lorsque les crédits sont consommés. C’est bien le cadre d’expérimentation local qui est alors interrogé, de même que l’implication des habitants et la notion de « petits projets » qui a été régulièrement mentionnée au cours des débats, et où il a été rappelé l’existence de fonds Interreg de ce type, utilisés par exemple dans le cadre de l’Eurodistrict PAMINA, où par ailleurs il est relevé que 90% des habitants ne franchissent jamais la frontière…sauf les frontaliers. Parallèlement, de grands projets fonctionnent (Hôpital de Cerdagne, Tram Strasbourg-Kehl, Léman Express, etc.), ils s’arriment en général à des agglomérations transfrontalières importantes et nécessitent une longue maturation dans des espaces de coopération comme TriRhena ou encore l’Agglomération du Grand Genève.

A l’échelle de l’Arc jurassien franco-suisse, deux difficultés de taille se rappellent à nous : la Suisse n’adhère pas à l’UE, et la taille critique des agglomérations ne permet pas de soutenir de grands projets structurants. Pourtant des pistes peuvent être explorées :

  • Le Fonds CTJ de soutien aux Petits Projets Transfrontaliers (FPPT) doit monter en puissance, comme cela est le cas dans le cadre de l’Eurodistrict Strasbourg-Ortenau. Pourquoi ne pas l’appuyer sur un Interreg France-Suisse plus global auquel s’arrimeraient ensuite les petits porteurs de projets ?
  • A l’instar du Grand Genève, le GLCT « Agglomération urbaine du Doubs » (AUD) doit également monter en puissance et structurer le développement de l’agglomération horlogère. C’est à l’échelle des bassins de vie que se traitent les questions de co-développement et c’est de volonté politique dont il s’agit.
  • L’avenir est dans la vision transfrontalière de détail qui doit permettre d’inscrire des éléments spécifiques dans les paquets législatifs, un véritable lobbying doit s’affirmer.

En conclusion, comme l’a rappelé Hugo Bevort, Directeur des stratégies territoriales au Commissariat Général à l’Egalité des Territoire (CGET), il faut privilégier la complémentarité des territoires et non pas leur égalité. Pour ce faire, dans l’Arc jurassien doivent se mettre en place, à l’échelle des aires de coopérations définies par la CTJ, des Pactes locaux qui soutiennent les regards et actions croisées des différentes institutions de part et d’autre de la frontière. C’est à l’échelle de ces zones fonctionnelles que doit se gérer le quotidien et se construire les identités transfrontalières si chères au Forum Transfrontalier…

Alexandre Moine, Président du Forum Transfrontalier Arc jurassien
Besançon, le 15 décembre 2017

 

 

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