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A partir d’un questionnement sur les déséquilibres entre économies productive et résidentielle, les 12 citoyens du Forum Transfrontalier jouent à nouveau leur rôle de vigile et d’aiguillon. Durant le cycle 9, ils ont débattu, observé, exprimé leur perception, se sont appuyés sur une méthode et des concepts. Ils vous livrent aujourd’hui la présentation de leurs travaux et 6 propositions vers un projet inclusif et durable pour l’Arc Jurassien franco-suisse. Comment transformer la ligne en espace ?

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La France est traversée par un courant rénovateur, jamais les médias n’ont si souvent évoqué le droit de référendum et d’initiative suisses, proposés au débat par les Gilets jaunes. Cette rénovation démocratique a-t-elle quelque chance de triompher ?

Nous aimerions le souhaiter. Mais les conditions ne sont pas remplies en France pour que s’imposent des droits populaires qui ne correspondent guère à l’histoire politique du peuple français, ni à sa culture.

Quelles furent les circonstances pour qu’advinrent, en 1874 et en 1891, les droits suisses de référendum citoyen et d’initiative populaire ? On sortait des Guerres de religion et les deux camps, Cantons protestants et catholiques, n’avaient plus qu’un souci : la paix. Référendum et Initiative sont des instruments de médiation réconciliant les antagonismes. La volonté de paix primait, elle prime aujourd’hui encore. Le souci de conciliation domine la culture politique suisse à ses trois étages, national, cantonal et communal. La culture suisse, depuis 1848, est une culture de conciliation et non d’affrontement.

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© Patrick Guerne© Patrick Guerne

Le patrimoine UNESCO neuchâtelois : élément de la cohésion cantonale

Samedi 24 novembre 2018

Préoccupées par l’avenir des Montagnes neuchâteloises, une poignée de Montagnons se sont engagés  à promouvoir l’essor de la région au plan culturel, économique, environnemental et social, dans la perspective d’un équilibre cantonal. C’est ainsi qu’est né en 1999 un mouvement citoyen qui propose chaque année un thème mettant en exergue les « possibles » complémentaires et fédérateurs entre les deux régions du Haut et du Bas du canton, plutôt que leurs différences. Après 20 ans d’existence, le mouvement a souhaité faire le bilan des résultats de ses activités à l’aune de ses ambitions de départ.  Il a constaté que ce bilan était plutôt maigre. Les conditions socio-économiques se sont dégradées et ont accentué les clivages. La cohésion cantonale s’en est trouvée affaiblie. Le blocage du levier politique et une certaine indifférence de l’opinion publique ont alors incité ID régionS à ouvrir une porte pour tenter d’alimenter la cohésion cantonale : celle de la culture et du patrimoine culturel. Il est apparu au mouvement que les deux sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, site palafittique en Bas, urbanisme horloger en Haut, pouvaient être cette porte. Si le lien entre les deux sites ne s’impose pas, ils mettent néanmoins en évidence la diversité du patrimoine culturel du canton. En couplant leur poids, on emprunte un chemin que l’on veut favorable à la cohésion et à  l’attractivité économique du canton.

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Spatialisation et visibilité des projets de coopération de proximité (extrait)

Dans un récent Cycle 8, nous avons interrogé la manière dont les petites coopérations se développaient dans l’Arc jurassien transfrontalier. Une longue enquête, des séances de terrain tout au long de la frontière nous ont permis de capitaliser de précieuses données et informations. La démarche est maintenant restituée dans un article scientifique qui lève le mystère de ces magnifiques coopérations de proximité…

Alexandre Moine, Président du Forum Transfrontalier Arc jurassien
Besançon, le 15 février 2018


©MOT Mission Opérationnelle Transfrontalière
Place No 80, Salle du Comité des Régions ©Marcel SchiessPlace No 80, Salle du Comité des Régions ©Marcel Schiess
20 ans de la MOT, au coeur des débats ©Marcel Schiess20 ans de la MOT, au coeur des débats ©Marcel Schiess
Bruxelles, vue extérieure depuis le Comité des Régions de l'UE ©Marcel SchiessBruxelles, vue extérieure depuis le Comité des Régions de l'UE ©Marcel Schiess
Bruxelles, le Parlement européen ©Marcel SchiessBruxelles, le Parlement européen ©Marcel Schiess

Conférence « Construire les territoires transfrontaliers : l’Europe pour les citoyens »

Plus de 230 participants se sont réunis à Bruxelles les 30 novembre et 1er décembre 2017 pour la conférence européenne organisée à l’occasion des 20 ans de la MOT sur le thème “Construire les territoires transfrontaliers : l’Europe pour les citoyens”, accueillie par le Comité européen des Régions.

Cet évènement a permis la présentation de projets concrets, de nombreux échanges sur 20 ans de coopération transfrontalière en Europe et sur les perspectives offertes par l’après 2020.

Le Forum Transfrontalier Arc jurassien était représenté par son Président Alexandre Moine et son vice-président Marcel Schiess.

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Max Chiffelle (1913-2002)
Route des Falaises, Neuchâtel, entre 1951 et 1956
À partir du négatif au gélatino-bromure d’argent sur support polyester
Bibliothèque de la Ville, La Chaux-de-Fonds, Département audiovisuel
Anonyme
Panneau publicitaire Suchard, Bordeaux, 1912
Tirage au gélatino-bromure d’argent
Musée d’art et d’histoire, Neuchâtel
Jean Gaberell (1887-1949)
Blériot XI en vol, après 1909
À partir d’une carte postale, procédé photographique
Musée d’histoire, La Chaux-de-Fonds
Jean Schelling (1901-1978)
Coiffure Schenk, Neuchâtel, 1955
À partir du négatif au gélatino-bromure d’argent sur support polyester
Musée régional du Val-de-Travers, Môtiers

Quelle place a occupé le canton de Neuchâtel sur la scène photographique nationale ? Quels en ont été ses acteurs ? Quels rapports la photographie a-t-elle entretenu avec les arts visuels traditionnels ? Comment a-t-elle investi les domaines de l’industrie, du monde du travail et de la publicité ? A travers un questionnement pluriel, cette importante rétrospective du Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel retrace pour la première fois 130 ans de photographie dans le canton.

130 ans de photographie : 1840-1970 

En 1840, on enregistre la première trace d’une expérience photographique dans le canton de Neuchâtel. La photographie se déploie très vite dans les villes, sans pour autant jamais atteindre l’effervescence de cités alémaniques, comme Zurich. Parmi les particularités locales figurent de grandes entreprises éditoriales, initiées par Victor Attinger, à la fois éditeur, propriétaire d’un magasin de photographie et membre fondateur du photo-club de Neuchâtel. D’autres Neuchâtelois, à l’instar de Max Chiffelle, de Henry Brandt ou de Fernand Perret, déploieront également, au XXe siècle, une intense activité de photographes dans le domaine de l’édition, mais aussi à travers des travaux de commande. Au nombre des particularités locales figure de même la photographie ethnographique, un genre qui s’est considérablement développé à partir de 1930. Cette exposition présente près d’un siècle et demi de photographie dans le canton de Neuchâtel. Elle interroge en même temps les rapports que ce medium a entretenus avec les arts visuels traditionnels. La photographie s’est longtemps coulée dans le moule d’arts, comme la peinture ou la gravure, avant de conquérir son autonomie, développer son propre langage visuel et artistique ou encore participer au grand mouvement des avant-gardes.

350 images en provenance de toute la Suisse

Le parcours propose une sélection de quelque 350 images de grande qualité provenant d’une quinzaine d’institutions du canton et d’importants centres de la photographie en Suisse. Ce projet résulte du dépouillement d’un demi-million de photographies et repose sur un partenariat fructueux entre des spécialistes de la photographie et des institutions de recherches et de conservation : Institut d’histoire de l’art et de muséologie de l’Université de Neuchâtel (IHAM) ; Institut suisse pour la conservation de la photographie (ISCP), Neuchâtel ; Département audiovisuel de la Bibliothèque de la ville de La Chaux-de-Fonds (DAV). Le commissariat de l’exposition est assuré par Jean-Christophe Blaser, Christophe Brandt et Chantal Lafontant Vallotton. Le graphisme et la scénographie sont l’œuvre de l’atelier Onlab (Genève).

Neuchâtel, le 11 mai 2017

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Le Forum Transfrontalier travaille depuis 10 ans à l’émergence d’une identité transfrontalière au travers de ses Cycles et Sessions. Ses membres et l’ensemble de ses partenaires sont particulièrement axés sur l’émergence de temps de réflexions, d’actions concrètes de terrain ancrées dans le temps présent et l’avenir en construction à court terme. Si nous pouvons retrouver un ensemble d’informations sur le site même du Forum Transfrontalier, des données sur le site de l’Observatoire Statistique Transfrontalier de l’Arc Jurassien OSTAJ http://www.ostaj.org/, il apparaît que de nombreuses connaissances sont stockées et accessibles sans que l’on y ait prêté attention jusqu’à présent. L’acteur détenteur de ces connaissances est connu, il s’agit du Club 44, situé à La Chaux-de-Fonds, qui organise et anime des soirées de discussion et de réflexion depuis 1944, soit plus de septante-trois ans.

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© plan directeur Canton du Jura - Urbaplan

Le 27 mars dernier avait lieu la 21ème rencontre des Journées ADU’rables organisée par l’Agence de développement et d’urbanisme du Pays de Montbéliard  autour du thème « Coopération franco-suisse : quels bénéfices pour l’aménagement et le développement local ? »

Ce territoire très peuplé et frontalier du Canton du Jura, s’est constitué en pôle métropolitain depuis le 1er septembre 2016. Au cœur de grandes infrastructures de transport dont la mise en service complète est désormais imminente, qu’il s’agisse de l’autoroute Transjurane ou des interconnexions ferroviaires de la gare TGV de Belfort-Montbéliard et de l’EuroAirport de Bâle-Mulhouse-Fribourg, la zone d’emploi compte aujourd’hui 5 000 frontaliers. Inversement de nombreux consommateurs suisses fréquentent les commerces et services locaux alors que les agriculteurs suisses exploitent des terres agricoles côté français.

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