Les réseaux de transports dans l’Arc jurassien continuent de poser question. Il y a dix ans, la CTJ accompagnait une intéressante réflexion sur la mise en place d’un schéma des mobilités transfrontalières.

Depuis, si le co-voiturage a connu un certain succès, force est de constater qu’au-delà de quelques améliorations passées (réouverture de la ligne Delle-Belfort) qui peinent à convaincre (la ligne vient de se voir supprimer son statut d’utilité publique), présentes (rénovation de la Ligne des Horlogers pour 55 millions d’euros) ou à venir (contournement du Locle et de La Chaux-de-Fonds par la H20 à l’horizon de 2030), la situation a globalement peu évolué, voir régressé. Les files de frontaliers demeurent aux passages frontaliers entre Jougne et Vallorbe ou entre Les Rousses, Bois d’Amont ou Saint-Cergue, tandis que l’accès de Neuchâtel à Paris par le TGV Lyria était supprimé et celui de Lausanne altéré.

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© David Marchon

Les travailleurs frontaliers représentent plus d’un quart des actifs dans certains cantons. Leur profil s’est diversifié depuis une trentaine d’années et l’emploi frontalier est devenu moins sensible à la conjoncture.

Entretien avec Olivier Crevoisier, professeur d’économie territoriale à l’université de Neuchâtel. Thomas Nussbaum, Nicole Tesar, La Vie économique, Plateforme de politique économique (SECO).

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photo: patriceschreyer.comphoto: patriceschreyer.com

Arcjurassien.org : nouveau nom de la coopération franco-suisse régionale. Plusieurs volets à ce nouvel effort de développement de la région transfrontalière. Il s’agira de créer une instance de dialogue entre les acteurs de la formation, en particulier les centres de formation, le monde professionnel et les autorités publiques. Il est aussi question des employeurs privés, mais dans une mesure qui me semble trop timide. La formation ne concerne pas seulement les écoles, mais toute notre société. Notre région transfrontalière pourrait profiter de son tissu économique et culturel basé sur la production microtechnique et horlogère pour se mettre en évidence à ce sujet.

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Photo: ©Cie Gravitation

Cela fait plusieurs années que le Forum Transfrontalier a proposé de mettre la culture au service de la cohésion sociale et territoriale.

Dans un Cycle antérieur, nous avons montré que si l’identité transfrontalière n’existait pas, elle pouvait cependant se décliner en identités plurielles, comme variétés d’une même culture. Pourtant, aujourd’hui, nous assistons malheureusement à des tensions que suscitent les partis populistes, sans se préoccuper des fragiles équilibres qui se sont noués et sont l’avenir de l’Arc jurassien transfrontalier.

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©Sabine Guédamour

Sabine Guédamour
Photographies

La photographe Sabine Guédamour, a bénéficié d’une résidence d’artiste du Forum Transfrontalier en 2014. Elle s’est installée avec sa chambre photographique et ses bagages à l’Hôtel Bellevue de St-Hyppolyte, à la confluence du Doubs et du Dessoubre.

C’était le début d’un long voyage en 28 étapes sur trois ans, depuis la source du Doubs à Mouthe jusqu’à son confluent à Verdun-sur-le-Doubs. Elle a suivi la rivière et ses méandres, en documentant les lieux et leurs particularités, sur chaque rive, française et suisse.

Nous présentons aujourd’hui une première sélection de 33 images avec les commentaires de l’artiste dans notre GALERIE DU FORUM.

Marcel Schiess
Vice-Président du Forum Transfrontalier Arc jurassien
Le 29 avril 2021

Voir les informations sur le Cycle 7 LE DOUBS MIROIR
« Le Doubs, un paysage en transformation dans le regard des photographes »
St-Ursanne-St-Hippolyte.

Sabine Guédamour, site Internet :
sabineguedamour.com

© Plonk & Replonk© Plonk & Replonk

Dans le cadre de notre Cycle 10 consacré à la culture, nous nous posons la question de l’existence d’un imaginaire qui pourrait nous aider à créer les conditions d’une coopération transfrontalière renforcée. Puisque la réalité aurait plutôt tendance à exacerber les tensions, n’y aurait-il pas la place pour un imaginaire partagé ou à partager… Nous avons posé la question à un socio-anthropologue et la réponse est encore plus réjouissante que nous ne le pensions, laissant le champ des possibles largement ouvert, à nous, à vous de composer avec ces éléments de réponse.

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« Les journaux parlent de tout, sauf du journalier. Les journaux m’ennuient, ils ne m’apprennent rien. (…) Ce qui se passe vraiment, ce que nous vivons, le reste, tout le reste, où est-il ? Ce qui se passe chaque jour et qui revient chaque jour, le banal, le quotidien, l’évident, le commun, l’ordinaire, le bruit de fond, l’habituel, comment en rendre compte, comment l’interroger, comment le décrire ? (…) Peut-être s’agit-il de fonder enfin notre propre anthropologie : celle qui parlera de nous, qui ira chercher en nous ce que nous avons si longtemps pillé chez les autres. Non plus l’exotique, mais l’endotique* ».

C’est ainsi que Georges Pérec ouvre son livre sur « L’infra-ordinaire ». C’est cet infra-ordinaire que le Forum Transfrontalier va débusquer pour montrer autrement l’espace transfrontalier.

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