Depuis quelques années, on peut observer une absence quasi permanente de références à la coopération transfrontalière dans l’espace public. Non pas que les relations sur la frontière soient au point mort, mais bien qu’il en soit peu ou pas question dans les médias ou le débat politique, si ce n’est au travers de la stigmatisation des un.es ou des autres (travailleur.euses frontalier.es, consommateur.trices, entreprises, etc).
Pourquoi ce désamour alors que la frontière n’a jamais été aussi poreuse et les interdépendances transfrontalières si évidentes, en Suisse comme en France ?
Pour répondre à cette question, il est pertinent de se demander quels mécanismes profonds agissent pour rendre suspect le principe même de la coopération au-delà des frontières ?
Pour inverser cette tendance, le statu quo est insuffisant. Mais sur quelles bases agir ? Et quels pourraient être le rôle des nombreux acteurs concernés ?

